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Biographie de Maryse CONDé

Maryse CONDé

Maryse CONDé
Date de naissance : 11/02/1937 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Maryse Condé née Maryse Boucolon le 11 Février 1937à Pointe à Pitre ( Guadeloupe)  est une écrivaine Française. Ségou , son chef-d'oeuvre intemporel relate le destin de la  Famille Traoré ., Maryse Condé raconte la chute du puissant Royaume Bambara de Segou, et son islamisation au 19e siecle.
Sur trois generations, elle nous emmene a Tombouctou, a Djenné, au Nigeria (Sokoto, Lagos), au Dahomey(Bénin), au Ghana, en Sierra Leone, au Maroc, et aussi en Jamaique, au Bresil, et en Angleterre, bref, ce livre est trop immense pour ll'enfermer dans quelques mots. C'est une immense saga, qui donne une vraie dimension de ce qu'etait l'Afrique au 18e siècle . A Ségou, on est animiste; mais , dans le même temps, une religion conquérante se répand dans les pays du Niger : l'islam, qui séduit les esprits et se les attache.
De ce choc historique naîtront les malheurs de Ségou et les déchirements de la famille de Dousika Traoré, noble bambara proche du pouvoir royal. Ses quatre fils auront des destins opposés et souvent terribles, en ce temps où 3e développent, d'un côté, la guerre sainte, et, de l'autre, la traite des Noirs.

 

Maryse Condé naît à Pointe-à-Pitre, dernière d'une famille de 10 enfants. Brillants sujets : l'un de ses frères, Auguste, est le premier agrégé de lettres guadeloupéen (promotion Césaire). Maryse s'installe en France à 16 ans. Studieuse, obéissante, rangée, elle découvre alors les écrits du grand manitou de la négritude, et ressent une émotion si forte que sa vie en sera changée pour toujours :

«C'est avec Césaire que j'ai découvert qu'on m'avait menti. Qu'on avait oublié, dans mon éducation, quelque chose d'énorme : l'Afrique.»

L'esclavage, sa vie, son oeuvre. Tandis qu'elle dévore ce noir chapitre de l'histoire humaine, Maryse Condé s'accommode de moins en moins des discours officiels. On la renvoie du lycée Fénelon pour insubordination et impertinence. Elle poursuit alors ses études à la fac, et rencontre un acteur guinéen, Mamadou Condé  qui lui fait découvrir le continent africain. Elle y passera douze ans. Mais son mariage, motivé, dit-elle, par d'autres raisons que l'amour, prend l'eau. Surtout, l'Afrique n'est pas cet éden qu'elle croyait, le jardin de roses de la négritude :

«Quand je suis arrivée en Guinée, je pensais que tous les Noirs étaient frères. Et voici que je découvrais la dictature, la vraie réalité du pouvoir africain. Je voyais Sékou Touré, magnifique, défiler dans une voiture décapotée sous les applaudissements du peuple et j'apprenais le lendemain l'existence du camp Boiro, les gens exécutés, à commencer par le mari de ma soeur qui était ambassadeur. Tout cela me préoccupait, m'habitait.»

Maryse Condé revient en France, travaille dans les bureaux de « Présence africaine », le fief de Césaire :

«Il venait tous les samedis. Il était sauvage et timide. Pas causant. Je n'aurais pas osé lui parler de mon oeuvre ni de la sienne. J'aurais eu un peu honte. Quoi lui dire? Je vous admire? C'est bête. On ne parlait de rien.»

En 1976 elle commence à écrire des ouvrages de fiction, et publie deux romans inspirés de ses expériences en Afrique, Hérémakhonon (1976) et Une saison à Rihata (1981).


Son troisième roman, Ségou, est un ouvrage en deux volumes (Les Murailles de terre, 1984, et La Terre en miettes, 1985) qui franchit « les barrières inaccessibles jusqu’alors aux auteurs caribéens ou africains du succès commercial », selon les termes de la revue Notre librairie. Traduit en douze langues, Ségou clôt le cycle de son œuvre consacrée à l’Afrique. Ségou 

Maryse Condé est invitée à enseigner aux Etats-Unis en 1985 et y fonde le Centre des études françaises et francophones de l’université de Columbia.

En 1986 elle retourne dans son île natale, qui lui inspire d'autres romans comme La Vie scélérate (1987) et Traversée de la mangrove (1989).
Remariée avec Richard Philcox, traducteur de nationalité britannique, Maryse Condé vit aujourd'hui entre New-York et Paris.
Elle a été promue Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2001.

De 2004 à 2008, elle préside le Comité pour la Mémoire de l'Esclavage, créé en janvier 2004 pour l'application de la loi Taubira qui a reconnu en 2001 l’esclavage et les traites négrières comme crimes contre l’humanité.

En mars 2009, Maryse Condé soutient moralement les actions du Collectif Paca pour la Mémoire de l'Esclavage en acceptant d'en devenir la marraine d'honneur.

Maryse Condé a reçu entre autres distinctions littéraires :

Le prix Alain Boucheron du grand prix littéraire de la femme pour Moi, Tituba, sorcière de Salem en 1987.
Le prix de l'Académie Française pour la vie scélérate en 1988.
Le prix Puterbaugh, pour l'ensemble de son oeuvre, en 1993.
Le prix Carbet de la Caraïbe pour Désirada en 1997.
Le Prix Marguerite Yourcenar (décerné à un écrivain de langue française vivant aux USA),
pour Le Cœur à rire et à pleurer en 1999.
Le prix Tropiques pour Victoire, des saveurs et des mots en 2007.
Le Trophée des Arts Afro-Caribéens (catégorie fiction), pour Les belles ténébreuses en 2008
Le Trophée d'honneur des Arts Afro-Caribéens pour l'ensemble de son oeuvre en 2009

 



Dernière mise à jour le 24/03/2011









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