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Biographie de Tawhida BEN CHEIKH

Tunisie > Science : Tawhida BEN CHEIKH



Date de naissance : 02/01/1909 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Dr Tawhida Ben Cheikh née le 2 Janvier 1909 - décédée le 6 Décembre 2010 (à l'âge de 101 ans). Elle était la première femme médecin Tunisienne et arabe. Elle était pédiatre puis gynécologue. Elle est la mère de l'archéologue Tunisienne Zeïneb Benzina.

Première diplômée en médecine du monde arabe, Tawhida ben Cheikh a durant tout son parcours fait montre de son militantisme pour la cause de la femme tunisienne. Elle était une figure incontournable du féminisme arabo-musulman et tunisien. Née le 2 janvier 1909 à Tunis, d’une famille originaire de Ras Jebel (gouvernorat de Bizerte), Tawhida Ben Cheïkh perd son père précocement et est élevée par sa mère.
Elle poursuit ses études primaires à l’école de la rue du Pacha et y obtient son certificat d’études primaires en 1922. Elle intègre alors le lycée de la rue de Russie (ex-Armand Fallières) pour devenir en 1928 première bachelière tunisienne musulmane.

Tawhida doit  largement son parcours exceptionnel à sa mère Halouma Ben Ammar . En1928, cette dernière avait tenu tête à toute une famille s’opposant au départ de sa fille pour faire ses études de médecine à Paris.

Grâce également  aux encouragements du Dr Etienne Burnet (1873 Maurupt-France-1960 Tunis),directeur à partir de 1936 de l’Institut Pasteur de Tunis , elle part en 1929 à Paris poursuivre ses études supérieures.  Après trois bonnes années d’études, elle obtient le PCB (diplôme de physique, chimie et biologie) lui donnant ainsi droit à l’accès à la faculté de Médecine de Paris pour en sortir diplômée en 1936, après avoir soutenu avec brio, sa thèse de doctorat dont le thème est : « Contribution à l’étude du myxoedème chez le nourrisson» ). Elle devient ainsi la 31e parmi les cent premiers médecins tunisiens musulmans et ne sera rejointe qu’en 1950 par Hassiba Ghileb (née le 29 octobre 1916), diplômée de la faculté de Paris.

Entre-temps et au cours de son séjour à la Ville des Lumières, Tawhida Ben Cheikh adhère à l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord en France (1931).
En tant que membre de ladite association, elle est invitée à prononcer une allocution à la tribune du congrès de l’Union des femmes françaises (1931), discours dans lequel elle brosse un tableau sur la condition défavorable de la femme musulmane dans les colonies françaises.
Toujours lors de son séjour français, elle  participe également à la rédaction du bulletin de l’association en question .

Une carrière exemplaire

Ainsi auréolée, avec en plus le titre de «la plus jeune lauréate en médecine en France» (, Tawhida Ben Cheikh s’installe à Tunis et commence sa carrière de médecin de libre pratique dans son cabinet, sis au 42, rue Bab Mnara , les médecins tunisiens n’ayant pas à l’époque le droit d’exercer dans le secteur public.

En Tunisie, Tawhida Ben Cheikh milite pour une meilleure santé de ses compatriotes et s’oriente vers la gynécologie - obstétrique. En 1955, elle devient donc chef du service de ladite spécialité à l’hôpital Charles-Nicolle à Tunis, qu’elle dirigera jusqu’en 1964, date à laquelle elle prendra la tête du service de la même spécialité à l’hôpital Aziza-Othmana à Tunis.

Elle dirigera le service jusqu’en 1967, année au cours de laquelle elle fait valoir ses droits à la retraite.
Tawhida Ben Cheikh marque encore une fois l’histoire sanitaire de la Tunisie, en prenant en 1970 la tête de la direction de la planification familiale au ministère de la Santé publique, structure fraîchement créée afin de donner une politique déjà amorcée au milieu des années 60, mais assurée jusque-là par l’Association tunisienne du planning familial.
Tawhida  devient aussi la première médecin femme à siéger au Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie après l’Indépendance (bureau élu en 1959 sous la présidence du Dr Mahmoud El Materi).

En 1962, elle sera élue au poste de vice-président, afin de seconder le Dr El Materi. Ce dernier démissionne en 1963 de son poste pour des raisons personnelles, et Tawhida Ben Cheikh travaille donc avec le Dr Tahar Zaouche à la présidence du conseil. 
Sur le plan extra-professionnel, Tawhida Ben Cheikh continue de militer pour améliorer la condition de ses compatriotes. Membre de l’Association des femmes musulmanes de Tunisie, elle devient ainsi en 1937 première rédactrice en chef du premier magazine féminin tunisien édité en langue française Leïla.
Elle milite aussi au sein du Croissant-Rouge tunisien (créé le 7 octobre 1956) pour devenir son vice-président.

Elle était t de tous les combats humanitaires et apportait son soutien aux plus démunis au sein du Croissant rouge tunisien. Sans jamais être ostentatoire, la démarche de cette femme d’action a inscrit les tunisiennes dans la modernité et leur a transmis le flambeau de la dignité.



Dernière mise à jour le 02/03/2011


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