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Biographie de Radhia NASRAOUI

Tunisie > Social : Radhia NASRAOUI

Radhia NASRAOUI
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Son parcours :

Radhia Nasraoui  ,figure de l'opposition Tunisienne est une avocate militante des Droits de l'homme depuis une trentaine d'années:  milite activement depuis 2003 contre la généralisation de la torture en Tunisie. Elle est mariée au leader de l'opposition Hamma Hammami  responsable du parti communiste tunisien (PCOT) et bête noire du président déchu Ben Ali,

Avocate engagée depuis plus de trente ans en faveur des droits de l’Homme, elle est très vite devenue une cible et un sujet d’agacement pour les autorités tunisiennes, qui ont tout entrepris pour qu’elle renonce à ses engagements […].
C’est au milieu des années 1970 que Radhia, tout juste diplômée, a fait ses premières armes dans la défense des droits humains. Son pays est alors en proie à une vague de contestations populaires, et les mobilisations étudiantes et syndicales sont réprimées par le pouvoir de Bourguiba. En 1976, à 25 ans, stagiaire dans un cabinet d’avocats, Radhia convaincre des confrères de défendre des étudiants dans ce qui s’est révélé être une nouvelle vague de procès politiques. Deux ans plus tard, la grève générale ouvrière de janvier 1978 se termine dans le sang […]. Rapidement, elle monte son propre cabinet et devient alors une « spécialiste » des procès politiques […].

Tous les choix personnels ou professionnels de Radhia gênent les autorités, qui se montrent de plus en plus dures avec elle. Ce qui était de l’ordre du supportable sous  Habib  Bourguiba devient intenable avec l’arrivée au pouvoir de Ben Ali en 1987. Le pouvoir, soucieux de donner de la Tunisie une image moderne, ne tolère aucune dissonance […]. Radhia est sous la surveillance constante des autorités, et ceux qui sont chargés de la suivre dans ses moindres déplacements ne cherchent pas spécialement à être discrets. Au contraire, l’idée est de rendre visible cette surveillance pour que Radhia devienne trop dangereuse et donc « infréquentable » […]. En peu de temps, son cabinet (qui a d’ailleurs été saccagé à plusieurs reprises) se vide. L

En surface, la politique des autorités tunisiennes porte ses fruits. Jacques Chirac, président français, vante, lors d’une visite officielle en 1995, le « miracle tunisien ». La Tunisie est devenue une destination que les guides se plaisent à décrire comme « facile », célébrant les avancées en matière économique, la place des femmes dans la société… Le décor semble parfait, mais les défenseurs des droits de l’Homme, relayés hors des frontières par les ONG, retournent la carte postale et révèlent ce qui fâche. Les liens de Radhia avec ces ONG internationales lui assurent un relais ainsi qu’une forme de protection […].
Et, parce qu’elle est restée une des rares avocates à pouvoir, savoir et vouloir défendre tout le monde, y compris ceux dont elle ne partage pas les idées, par respect de la liberté d’expression et d’opinion, la clientèle revient peu à peu. Les dossiers qu’elle suit lui permettent de constater l’ampleur du recours à la torture dans l’ensemble des procédures.

En 2003, elle crée avec d’autres militants l’ALTT (Association de lutte contre la torture en Tunisie) pour dénoncer ce phénomène, porter plainte et apporter une aide médicale et judiciaire aux victimes. Devenue une bête noire du régime, elle en est donc une cible prioritaire. Alors, quand elle n’est pas sur le banc des accusés pour soutien à une association de malfaiteurs, elle est frappée par des policiers. En octobre 2003, Radhia entame une grève de la faim, à peine un an après celle qu’elle avait suivie pour que son mari soit libéré de prison. Cette fois, elle veut marquer son exaspération et obtenir la poursuite d’un policier et défendre sa dignité de femme, d’avocate et de défenseur […« Il faudra me tuer pour me faire taire, ma vie, c’est les droits de l’Homme.



Dernière mise à jour le 01/02/2011


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