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Biographie de René NGONGO

Congo-Kinshasa > Science : René NGONGO

René NGONGO
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Date de naissance : 20/10/1961 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Ngongo René né le 20 Octobre 1961, originaire du Congo Kinshasa (RDC) est un biologiste, écologiste de renom  , conseiller politique pour Greenpeace Afrique et un farouche défenseur des forêts Congolaises. Il reçoit  en 2009  le Prix Nobel Alternatif "pour son engagement pour la protection des forêts du Congo".

 Né à Goma en 1961, René Ngongo a passé sa jeunesse aux abords du parc des Virunga, l’une des plus belles réserves du monde. Désireux de rejoindre ces conservateurs qui défendaient les gorilles de montagne, les hippos et autres espèces menacées, il étudia la biologie à l’Université de Kisangani . Dans la capitale de la Province Orientale, Ngongo avait découvert que les Virunga, paradis de son enfance, n’était pas le seul site menacé. Alors que dans les livres d’histoire, Kisangani, assoupie au bord du fleuve, est toujours présentée comme une ville isolée au cœur de la forêt tropicale, les photos satellites américaines, au début des années 90 déjà, révélaient une autre réalité : la forêt dense avait cédé la place à la savane, la désertification avançait.

En 1994, René Ngongo fonda une ONG : OCEAN (organisation concertée des écologistes et amis de la nature) et, avec des volontaires, entama un travail de terrain et de proximité.  alors qu’à la fin des années 90, Kisangani était plongée dans la guerre, hantée par des rebelles, des mercenaires et des civils en fuite, René Ngongo travaillait avec les pêcheurs Wagenia, ces équilibristes géants qui dansent au dessus du fleuve sur leurs échafaudages de lianes. Il les adjurait de renoncer à leurs filets aux mailles trop petites, de préserver le fretin afin d’assurer la reproduction des poissons. Malgré l’insécurité, Ngongo se rendait dans les villages, essayant de persuader les femmes d’utiliser des réchauds de cuisine moins gourmands en bois, développant des pépinières pour permettre la reforestation des espèces les plus menacées.

 Ngongo a fait  parvenir au reste du monde des témoignages révélant le pillage des ressources auquel se livraient occupants étrangers et rebelles locaux, il dénonçait les contrats passés avec des forestiers sans scrupules qui profitaient de la désorganisation du pays, de son morcellement, pour conclure des accords léonins.
La guerre terminée, Ngongo, de plus en plus fréquemment, se rendit à Kinshasa, essayant, en vain le plus souvent, d’alerter les autorités sur les risques de déforestation : profitant de la faiblesse des autorités de transition, les sociétés forestières se taillaient des concessions immenses, sans aucun contrôle, faisant disparaître 13 millions d’hectares chaque année ! Bien plus tard, alors qu’il avait déjà rejoint Greenpeace pour pouvoir donner plus de retentissement à son plaidoyer, Ngongo se rendit à Washington. Là, il réussit à convaincre un brillant sénateur d’adresser une lettre à la Banque Mondiale, l’adjurant de revoir un code forestier trop libéral : Barack Obama entrait en scène.

Pour 40 millions de Congolais, parmi les plus pauvres, la forêt, c’est le supermarché “s’exclame Ngongo, “ ils s’y approvisionnent en vivres. C’est aussi leur pharmacie, riche en remèdes et plantes médicinales. Et même leur église car la forêt est un lieu de culte, le réceptacle des anciennes croyances et traditions, qui sont l’âme de notre peuple “

Cette richesse extraordinaire est aujourd’hui plus menacée que jamais : par les routes qui ouvrent les accès, par les partenaires chinois qui ont obtenu de pouvoir défricher 100.000 hectares de forêt tropicale pour y planter des palmiers à huile, par les Brésiliens qui ont découvert du pétrole dans la cuvette équatoriale, par la Banque mondiale qui présente l’exploitation de la forêt comme un moyen de lutter contre la pauvreté, alors qu’au cours des sept dernières années cette industrie n’a rapporté à l’Etat que 10 millions de dollars par mois…

 



Dernière mise à jour le 12/11/2010


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