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Biographie de Wolé SOYINKA

Nigéria > Littérature : Wolé SOYINKA

Wolé SOYINKA
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Son parcours :

Wole Soyinka est un écrivain Nigérian.

Prix littéraires: Prix Nobel de littérature 1986

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Oluwole Akinwande Soyinka naît le 13 juillet 1934 à Abeokuta, au sud-ouest du Nigeria, d’un père Directeur d’école et d’une mère commerçante. En 1940, il entre à l’école primaire à Abeokuta, puis poursuit ses études secondaires au Government College de Ibadan jusqu’en 1952. Après un court passage au University College à Ibadan, il s’envole pour l’Université de Leeds au Royaume-Uni, ou il étudiera la littérature anglaise jusqu’en 1957.

Il retourne au Nigeria en 1960, et crée la troupe de théâtre “1960 Masks”, puis 4 années plus tard, le “Orisun Theatre Company”. Durant toute cette période, Soyinka écrit des pièces de théâtre pour la radio et la télévision, et dirige lui-même ses acteurs dans les salles de spectacle. Ses pièces, fortement inspirées de l’imaginaire culturel Yoruba, lui permettent de critiquer à la fois le néocolonialisme rampant et les dictatures africaines émergentes, à partir d’un prisme culturel africain. Il enseigne aussi entre temps au département d’anglais de l’Université de Ife, puis, plus tard, à l’Université de Lagos et à celle d’Ibadan.

En 1965, il publie son premier roman, “Les interprètes”, oeuvre majeure et remarquée qui se centre sur l’interprétation que des jeunes intellectuels nigérians font de la réalité socio-politique de leur pays. En 1967, accusé de conspirer avec les sécessionnistes biafrais, il est emprisonné par le pouvoir dictatorial nigérian. S’en suivent deux années de détention, dans des conditions extrêmement difficiles, deux années douloureuses qu’il relatera dans son livre “Cet homme est mort”, publié en 1972.

Il s’exile alors jusqu’en 1975, date à laquelle le Général Gowon est déposé par un coup d’Etat. Son exil l’aura notamment mené au Royaume-Uni où il obtiendra un doctorat honoraire à l’Université de Leeds, puis à Acccra au Ghana. Il en aura profité pour publier quelques unes de ses meilleures oeuvres, telles que “Une saison d’anomie” et “La mort et l’écuyer du Roi” entre autres. De retour dans son pays, Soyinka devient professeur à l’Université de Ife, et il publie en 1976 l’une de ses oeuvres la plus importante, une impressionnante collection d’essais intitulée “Mythe, Littérature, et le Monde Africain”. Cinq ans plus tard, il rédigera ses mémoires d’enfance dans “Aké, les années d’enfance”, où il parlera de l’éducation qu’il a reçue, et de cette mythologie Yoruba qui inspirera toute son oeuvre.

En 1986, vient la consécration dans sa longue et riche carrière de dramaturge, poète, essayiste et romancier: Wole Soyinka devient le premier africain a obtenir le prix Nobel de littérature, et il dédiera son discours d’acceptation du prix à Nelson Mandela, encore au fond de sa cellule à cette époque.

Je ne suis pas un écrivain méthodique. Je suis de ceux dont j’ai ouï dire qu’ils se lèvent le matin, mettent une feuille de papier dans leur machine à écrire et se mettent à taper. Cela je ne l’ai jamais compris. Je peux écrire des jours et des jours sans vouloir faire quoi que ce soit d’autre. Et à d’autres moments réfléchir  Je considère que le processus de gestation est aussi important que celui où vous vous asseyez effectivement pour agencer les mots.
Wole Soyinka
Ce prix lui ouvre les portes de la médiatisation, et donne plus de poids à son activisme politique qui l’amène presque quotidiennement à se heurter au régime dictatorial nigérian. En 1994, il échappe d’extrême justesse à la soldatesque lancée à ses trousses par le Général-Président Sani Abacha, et il se retrouve, pour la deuxième fois, contraint à l’exil. Les évènements prouvèrent que sa fuite fut un mal nécessaire: un an plus tard, l’écrivain Ken Saro-Wiwa qui comme lui critiquait durement et protestait fréquemment contre les excès du régime, est pendu malgré la pression de la communauté internationale. Et en 1997, Wole Soyinka est condamné à mort (par contumace) avec 14 autres opposants, coupable selon le régime en place d’avoir porté atteinte à la sûreté de l’Etat. En 1998, Sani Abacha décède, et son successeur, le Général Abdulsalami Abubakar, amnistie Soyinka qui décide alors de revenir dans son pays. Depuis lors, il s’est personnellement impliqué dans la vie intellectuelle, sociale et politique du Nigeria, parallèlement à ses obligations académiques qui le mènent dans des dizaines d’universités de par le monde.

L’oeuvre dramaturgique et littéraire de Wole Soyinka, forte de plus d’une vingtaine de contributions, a profondément influencé toute une génération d’intellectuels africains, surtout en Afrique anglophone. Très tôt, dans les années 60, il s’est opposé au courant de la Négritude et à ses chantres qu’il qualifiait de “néo-tarzanistes”, et c’est dans la logique de cette opposition qu’il prononcera sa plus célèbre citation: “Le tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la dévore”.

Car le paradigme de Soyinka, depuis lors improprement surnommé “tigritude”, consiste d’abord à aller à l’encontre de cette vision romantique de l’Afrique “sauvage”, à l’encontre de l’acceptation implicite du discours dominant sur le triomphe de “la mission civilisatrice” de l’occident, et à l’encontre de toute exaltation/revendication de ce qui peut être inhérent à l’Afrique. Mais surtout, il consiste en l’exploration de la complexité et de la profondeur de l’univers philosophique et culturel africain, avec un regard africain.

Très peu d’écrivains avaient cette vision de la culture africaine à l’époque où Soyinka la défendait déjà. Et par rapport à cela, Wole Soyinka fut  et est non seulement un pionnier, mais aussi et surtout une référence sur laquelle s’appuie aujourd’hui tout un courant de pensée littéraire.

Dernière mise à jour le 29/06/2007


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