African Success - Retour à la page d'accueil RSS | TWITTER | ENGLISH VERSION ENGLISH VERSION    
Présentation Annuaire des personnalités africaines Africains de coeur Africains d'ailleurs Coup de gueule Vidéos





Biographie de Naguib MAHFOUZ

Egypte > Littérature : Naguib MAHFOUZ

Naguib MAHFOUZ
Cliquez sur une photo pour l'agrandir


Son parcours :

Naguib Mahfouz, (1911-2006) ,était un écrivain Egyptien contemporain de langue arabe et l'intellectuel le plus célèbre d'Egypte. C'était également un homme profondément tolérant.

  Naguib Mahfouz est mort, à l’âge de 94 ans le 30 Août 2006 dans un hôpital du Caire, ville qu’il ne quitta jamais. Mahfouz y est en effet né le 11 décembre 1911 dans une famille aisée. Il fait des études de philosophie avant de se tourner définitivement vers la littérature. Comme son père, il devient fonctionnaire, d’abord au ministère des Affaires religieuses puis à l’Administration des arts. En parallèle, il commence à écrire des articles pour la presse égyptienne, des scénarios, des romans et des nouvelles. Il connaît le succès grâce à une trilogie constituée de l’Impasse des deux palais, Le Palais du désir et Le Jardin du passé, qui raconte la saga d’une famille sur trois générations entre les deux guerres au Caire. Mais après avoir publié ce succès, il traverse une crise au point de ne plus pouvoir écrire entre 1952 et 1955 : « Rien n’avait changé dans ma vie, mais ce fut comme si quelqu’un de cher avait disparu. La société que je sondais était morte, et moi avec elle. Ce furent des années affreuses ».

En 1958, dans un contexte politique tendu, il brave les interdits religieux en publiant Les Fils de la Médina, roman immédiatement condamné par l’Université parce qu’il y remet en cause la politique de Nasser. Afin d’éviter les tensions, il accepte de le retirer des ventes.
Mahfouz est un auteur engagé qui prône la tolérance. Ses romans reflètent ses positions politiques et les évolutions du pays. Socialiste convaincu au moment de la révolution, il nuance quelque peu sa position quelques années plus tard : « tout système qui mène à la justice sociale est acceptable, même s’il participe du capitalisme ». Néanmoins, il fait des choix courageux, notamment lorsqu’il soutient les accords de paix entre l’Egypte et Israël : « Si ton ennemi te demande de faire la paix, il faut la faire. Allah, c’est la paix ». Choix courageux puisque son œuvre est boycottée dans de nombreux pays arabes.
Pour lui, l’intolérance provient essentiellement du manque de culture : « Je suis du côté de la connaissance, seule voie de salut dans cet océan houleux et effrayant d’ignorance dans lequel nous sommes appelés à vivre ». En effet, la paix peut se faire grâce à l’éducation des nouvelles générations : « Pour lutter contre le terrorisme, la première chose à faire c’est une véritable révolution de l’enseignement. Ici, en Egypte, on ne connaît que la loi du par cœur. Tout ce qui est écrit est vrai. Il faut en finir avec cet esprit et permettre aux jeunes de développer un esprit critique, apprendre à réfléchir (…). Il faut faire comprendre aux jeunes que l’islam n’est pas contre la modernité. »

Il fait preuve, à différentes occasions, d’ouverture d’esprit. En 1988, lorsqu’il reçoit le Prix Nobel de littérature, il fait un plaidoyer en faveur du tiers-monde dont il est issu : « la grandeur d’un dirigeant civilisé devrait se mesurer à l’universalité de sa vision et à son sentiments de responsabilité vis-à-vis de tout le genre humain (….) Sauvez les êtres tenus en esclavage dans le sud de l’Afrique ! Sauvez l’Afrique affamée ! ». De nouveau, en 1994, accusé de blasphème contre l’islam, il est victime d’un attentat : un jeune homme lui donne plusieurs coups de poignard, le laissant handicapé de la main droite. Malgré cela, il ne garde pas de rancœur car « le bien remporte chaque jour des victoires parce que du mal peut naître le bien », et il ne veut ni garde du corps ni changer ses habitudes : « Ma vie a toujours été parmi la foule. Elle ne m’a donné que de l’amour ».
Mercredi 30 août, Naguib Mahfouz est mort et l’Egypte toute entière pleure celui qui avait consacré sa vie à mettre à l’honneur son pays dont il était si fier, lui, « le fils de deux civilisations,
pharaonique et islamique »

BIBLIOGRAPHIE:

'
Abath al-aqdâr, roman 1939 (trad. française La Malédiction de Râ, 1998)
Radôbîs, roman 1943 (trad. française L'Amante du pharaon, 2005)
Kifâh Tîba (Le combat de Thèbes), roman 1944
Al-Qâhira al-jadîda, roman 1945 (trad. française La Belle du Caire, 2000)
Khân al-Khalîlî, roman 1946 (trad. française Le Cortège des vivants : Khan al-Khalili, 1999)
Zuqâq al-midaqq, roman 1947 (trad. française Passage des Miracles, 1970)
Hams al-junûn (Le murmure de la folie), nouvelles, 1947
Al-Sarâb, roman 1948 (trad. française Chimères, 1992)
Bidâya wa-nihâya, roman 1949 (trad. française Vienne la Nuit, 1996)
La Trilogie du Caire :
Volume I : Bayn al-Qasrayn, roman 1956 (trad. française Impasse des Deux-Palais, 1987)
Volume II : Qasr al-Chawq, roman 1957 (trad. française Le Palais du désir, 1987)
Volume III : Al-Sukkariyya, roman 1957 (trad. française Le Jardin du passé, 1989)
Awlâd hâratinâ, roman 1959 (trad. française Les Fils de la médina, 1991)
Al-Liss wa-l-kilâb, roman 1961 (trad. française Le voleur et les chiens, 1985)
Al-Simmân wa-l-Kharîf (Les cailles et l'automne), roman 1962
Dunya Allâh, nouvelles 1962 (trad. française Le Monde de Dieu, 2000)
Al-Tarîq, roman 1964 (trad. française La Quête, 1997)
Bayt sayyi' al-sum'a (Une maison mal famée), nouvelles 1965
Al-Chahhâdh, roman 1965(trad. française Le Mendiant, 1997)
Tharthara fawq al-Nîl, roman 1966 (trad. française Dérives sur le Nil, 1989)
Mîrâmâr, roman 1968 (trad. française Miramar, 1990)
Khammârat al-Qitt al-Aswad (Le cabaret du Chat Noir), nouvelles 1969
Tahta al-Midhalla (Sous l'abri), nouvelles 1969
Hikâya bi-lâ bidâya wa-lâ nihâya (Histoire sans commencement ni fin), nouvelles 1971
Chahr al-'asal (La lune de miel), nouvelles 1971
Al-Marâyâ, roman 1972 (trad. française Miroirs, 2001)
Al-Hubb taht al-matar (L'Amour sous la pluie), nouvelles 1973
Al-Jarîma (Le Crime), nouvelles 1973
Al-Karnak (Karnak), nouvelles 1974
Hikayât hârati-nâ, récits 1975 (trad. française Récits de notre quartier, 1988)
Qalb al-Layl (Au cœur de la nuit), nouvelles 1975
Hadrat al-muhtaram (Son Excellence), roman 1975
Malhamat al-harafîch, roman 1977 (trad. française La Chanson des gueux, 1989)
Al-Hubb fawq hadabat al-haram, nouvelles 1979 (trad. française L'Amour au pied des pyramides, 1997), 1979
Al-Chaytan ya'izh (Satan prêche), 1979
'Asr al-hubb (Le temps de l'amour), 1980
Afrah al-Qubba (Les noces de Qobba), 1981
Layâli Alf Layla (trad. française Les Mille et Une Nuits, 1997), 1982
Ra'aytu fi-mâ yarâ al-nâ'im (J'ai vu dans mon sommeil), nouvelles 1982
Al-Bâqi min al-zaman Sâ'a (Heure H-1), nouvelles 1982
Amâm al-'arch (Devant le trône), roman 1983
Rihlat Ibn Fattouma (Le voyage d'Ibn Fattouma), roman 1983
Al-Tanzhîm al-sirrî (L'organisation secrète), nouvelles 1984
Al-'A'ich fî l-haqîqa, roman 1985 (trad. française Akhénaton le Renégat, 1998)
Yawma qutil al-za'îm, roman 1985 (trad. française Le Jour de l'assassinat du leader, 1989)
Hadîth al-sabâh wa-l-masâ', roman 1987 (trad. française Propos du matin et du soir, 2002),
Sabâh al-ward, roman 1987 (trad. française Matin de roses, 1998)
Quchtumar, roman 1988
Al-Fajr al-kâdhib (L'Aube trompeuse), nouvelles 1989
Asdâ' al-sîra al-dhâtiyya, récits 1996 (trad. française Echos d'une autobiographie, 2004)

Dernière mise à jour le 29/06/2007


Mettre cette biographie à jour












Nom :
Recherche avancée



Art Business Finance Littérature Luxe Media Musique Politique Professionnels Science Social Sport
African Success © African Success 2007/2016 - informations légales - plan du site - nous contacter RSS African Success on Twitter
Le Club
Connexion :



Mot de passe oubliéS'inscrire au Club
Nouvelles biographies de personnalités africainesRSS

This slideshow requires Adobe Flash Player 9.0 (or higher). JavaScript must be enabled.

Video