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Biographie de Mohamed DIA

Mali > Business : Mohamed DIA



Date de naissance : 05/08/1973 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Mohamed Dia (né le 5 Août 1973) est le fondateur Français d'origine Malienne  de la marque streetwear Dia. Il est souvent cité en modèle de réussite pour les jeunes de la banlieue.

 Mohammed Dia, qui passe six mois par an aux Etats-Unis, s'insurge contre les clichés sur la
violence qui collent aux banlieues françaises. Et il prône une politique de discrimination positive:
"je n'ai jamais cru au modèle d'intégration français. Je l'ai toujours crié haut et fort. Je serai
plutôt favorable à des quotas. C'est la seule chose pour moi qui ferait bouger les choses".

A 19 ans, quand il s'est rendu aux Etats-Unis pour la première fois, il a été "impressionné" par
la présence de la communauté noire à la télévision, son implication dans la société. C'est là qu'il
dit s'être rendu compte combien en France, il manquait de héros, de modèles. Les minorités restent sous-représentées dans les médias, la politique française, constate-t-il.
Pour lui, les minorités n'ont pas le droit de rêver, ni la possibilité de s'élever en dehors du
"football et de la musique". Parmi la vingtaine de tatouages qu'il arbore, son préféré est une inscription en chinois "promis à la victoire". A 15 ans, Mohamed Dia avait maille à partir avec la justice pour vol de voiture. Aujourd'hui à 32 ans, il dirige une entreprise de "streetwear" qui a réalisé un chiffre d'affaires de
17,5 millions d'euros l'an dernier. La musique l'a aidé à percer. Il a commencé à confectionner des vêtements pour ses amis de la
scène du rap français dans les années 90. Les rappeurs de Ministère Amer et du Secteur A
portent ses T-shirts, ses sweats, et en 1998 il parvient à faire produire ses vêtements par une
petite entreprise de la zone franche de Sarcelles (Val-d'Oise).
Trois ans seulement après le lancement de sa griffe M.Dia, il signe un accord de licence avec la NBA aux Etats-Unis. Peu après, avec l'ancien musicien des Fugees Wyclef Jean, il crée une
nouvelle ligne pour pénétrer le marché américain. La marque M.Dia est aujourd'hui vendue
dans 500 magasins en France et 250 aux Etats-Unis. AP

Sa passion pour la musique l’a mené là où il est : c’est en habillant ses copains rappeurs avec ses créations que Mohamed Dia, âgé de trente-deux ans, s’est fait connaître. Aujourd’hui, sa marque de " streetwear ", M.DIA, pèse 16 millions d’euros de chiffre d’affaires, compte 650 points de vente en France, 200 aux États-Unis, et est présente dans huit pays. Preuve de son succès populaire : sa griffe est distribuée par la Redoute et les 3 Suisses, deux boutiques en ligne de vente par correspondance qu’utilisent presque tous les foyers français !
Pourtant, rien ne prédestinait ce fils de migrants maliens à cette trajectoire : adolescent, Mohamed n’aime pas l’école et commet de petits délits. À quinze ans, il écope même de quatre mois de prison pour un vol de voiture, mais en ressort " plus requinqué qu’affaibli ", se jurant un autre avenir.
Un voyage aux États-Unis à dix-neuf ans sera le déclic : il est " impressionné " par la place des Noirs dans la société américaine : " On les voit à la télé, dans les publicités. Ça fait plaisir ", nous a-t-il confié. Surtout, il découvre le phénomène du " streetwear ", des habits portés par les jeunes urbains, symbolisés par le jean large et le sweat à capuche. Et note que tous les groupes de rap ont leur ligne de vêtements. De retour à Paris, il crée ses premiers modèles et les fait porter par ses amis rappeurs pour se faire connaître du public. On est en 1999, et les commandes affluent.

" Haute école du culot "Mais le talent de Mohamed Dia réside dans sa perception du rôle des médias pour l’accès à la notoriété. Il utilise ce qu’il appelle son " diplôme de HEC " - haute école du culot - pour faire le siège des rédactions et des télévisions avec son histoire de " djeun des banlieues qui a réussi "... et ça marche ! " Les journalistes m’ont fait à 90 % ", reconnaît-il. Ce que le Mali lui a apporté ? " Le sens de la famille, donc du travail en groupe, la fidélité et la reconnaissance à ceux qui m’ont aidé au début. " Quant à la France, elle lui a donné " le sérieux, l’organisation, l’efficacité ". Aujourd’hui, le jeune businessman revient à sa première passion, la musique : en 2006, il se lance dans la production de disques.

 

 

 




Son site Internet : http://www.mdiawear.com/

Dernière mise à jour le 04/05/2009


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