Biographie de Moncef GHACHEM
Tunisie > Littérature : Moncef GHACHEM
Date de naissance : 29/07/1946
(format : jour/mois/année)Son parcours :Moncef Ghachem ( né le 29 Juilletb1946 ) , est un poète Tunisien. Il appartient à la génération des écrivains tunisiens marquée par le désenchantement qui a suivi l'indépendance du pays.
poète tunisien d’expression française, est l’auteur de plusieurs recueils de poésie parus simultanément à Tunis et à Paris.
Moncef Ghachem est né à Mahdia en 1946 dans une famille de pêcheurs , son oeuvre est intimement liée à la mer.Un poète dont l'univers édénique de l'enfance a façonné sa construction identitaire, fortement imprégné par sa ville natale Mahdia. Issu d'une famille de pêcheurs, cet univers initiatique, cet environnement marin, l'étendue du bleu azur, l'air iodé vont constituer autant de repères, de sources d'inspiration, d'enseignements de la vie pour l'auteur. Il avouera " ma mère m'a appris à parler, c'était une conteuse et ma structure langagière a été construite par elle ". Retour sur la période d'apprentissage de l'écriture. Les bases de l'école coranique et la singularité d'un maître d'école qui lui a permis d'apprendre la langue française " comme une poésie "
«J’ai failli venir au monde dans un cimetière. Celui de Mahdia qui est la très moite quille d’un vaisseau survolé d’oiseaux et d’abeilles.
Un matin d’été, mes parents rentraient d’une pêche d’orphie. A peine eurent-ils foulé la terre ferme, que ma mère fut prise dans les premières alertes de ma naissance. Elle dut faire une halte nécessaire sur la tombe de sa propre mère qui se trouve presque à distance égale, entre le vieux port et notre maison.»
«… A l’est, comme au sud et au nord, Mahdia est à la mer. Elle boit le soleil et elle se laisse laper par le vent. A l’ouest, elle se perd dans la forêt d’oliviers. Et Mahdia est un rocher plutôt étroit mais qui, sur les ondes, voyage…»
«…C’est au sein de ma famille de pêcheurs que j’ai rencontré la poésie…Et, parce que j’allais, de jour comme de nuit, en mer, celle-ci m’a prodigué un peu de sa mémoire, un peu de sa magie».
Il partage aujourd’hui sa vie entre Mahdia et Sidi Bou Said, où il est attaché de presse.
,Il a reçu le prix International Mirabilia de Poésie Francophone en 1991 pour son œuvre, le Prix Albert Camus en 1994 (mention découverte) pour L’Épervier – Nouvelles de Mahdia et le prix international de poésie de langue française Léopold Sédar Senghor pour l'ensemble de son œuvre en 2006. Traducteur de l’anglais, du grec, de l’italien et de l’allemand, il a également été reconnu Chevalier à l’Ordre des Palmes Académiques Françaises et Chevalier de la République par le Cordon Culturel du Président de la République Tunisienne. Il a publié en traduction française, Cent mille oiseaux (1975), Car vivre est un pays (Caractères, 1978) Le Patrimoine culturel palestinien (Rhaïs Hugo/ Éditions CNRS, 1986), Cap Africa (L’Harmattan, 1989), Nouba (L’Or du Temps, 1997), Orphie(édition bilingue, meet, 1997) et Matin près de Lorand Gaspar (L’Or du Temps, 1998).
En voici les plus connus :
Publications :
Car vivre est un pays [1978, Paris, Grévin]
Cap Africa [1989, Paris, l’Harmattan]
Nouba [1997, l’Or du temps, Tunis]
- Orphie [1987, Meet, Saint-Nazaire]
- Matin près de Lorand Gazpar [1998, l’Or du temps, Tunis]
- Nuit de mer [2004, Ed. View, Carthage].
- Grand Prix international de poésie de langue française Léopold-Sédar-Senghor 2006
Dernière mise à jour le 20/04/2008
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