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Biographie de Léopold SéDAR SENGHOR

Sénégal > Littérature : Léopold SéDAR SENGHOR

Léopold SéDAR SENGHOR
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Date de naissance : 09/10/1906 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Léopold Sédar Senghor (né le 9 Octobre 1906 à Joal, au Sénégal , mort le 20 Décembre 2001 à Verson en France), était le premier Président du Sénégal de 1960 à 1980. Il était également un écrivain et poète prolifique et fut aussi le premier Africain à être élu à l'académie Française en 1983. Et il était déjà membre des Académies des Sciences morales et politiques comme associé étranger depuis 1969, et membre de l’Académie des Sciences d’outre-mer.

Ami de Georges Pompidou, son condisciple de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de grammaire, et académicien, il est avec Aimé Césaire, Léon Gontran Damas l'un des principaux initiateurs du mouvement de la Négritude. "La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être Noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture". écrit-il en 1934 dans la revue "L'Etudiant noir". Il concilia toute sa vie les plus hautes activités poétiques et politiques.

« Ma Négritude point n'est sommeil de la race mais soleil de l'âme, ma négritude vue et vie
Ma Négritude est truelle à la main, est lance au poing
Réécade. Il n'est question de boire, de manger l'instant qui passe
Tant pis si je m'attendris sur les roses du Cap-Vert !
Ma tâche est d 'éveiller mon peuple aux futurs flamboyants
Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole
! »


Léopold Sédar Senghor est né à Joal, petit port de mer situé au sud de Dakar. Il est mort en 2001 dans sa propriété du Calvados.
Produit de deux cultures différentes, il a mené simultanément deux carrières : celle de fonctionnaire et d’homme public, celle d’écrivain et de poète.

L. S. Senghor a passé sa petite enfance à Joal, dans sa famille. Son père appartenait à la bourgeoisie sérère et possédait une certaine aisance financière.
L’œuvre poétique de L.S. Senghor est imprégnée de ses premiers souvenirs : près de sa mère, qui a beaucoup compté pour lui, et de ses nombreux frères et sœurs.
Il est d’abord éduqué par des missionnaires catholiques puis poursuit ses études à Dakar jusqu’à son baccalauréat. Il obtient alors une bourse pour la Sorbonne, où il se pénètre de la culture littéraire française.

Il est reçu à l’agrégation de grammaire et devient le premier Africain titulaire de ce diplôme. Il rencontre Georges Pompidou dont il restera « l’ami plus que frère ». Il enseigne dans des lycées français jusqu’à la guerre, qu’il effectue dans l’infanterie coloniale. Il est fait prisonnier. À son retour, il -commence très vite une carrière politique.
Il est élu en 1945 à l’Assemblée constituante, puis en 1946 à l’Assemblée nationale. En 1955, il est nommé secrétaire d’État à la présidence du Conseil, chargé des problèmes de la jeunesse.

Il dirige l’Union progressiste sénégalaise. Il est, en 1959, l’un des fondateurs de la Fédération du Mali et devient en 1960 le premier président de la République du Sénégal. Il quittera volontairement son poste vingt ans plus tard, le 31 décembre 1980.
Son option politique est le socialisme, un socialisme humaniste, plus affectif que doctrinaire, plus proche de celui de Jaurès que de celui de Karl Marx.

Parallèlement à cette carrière politique bien remplie, Léopold Sédar Senghor a construit une œuvre poétique originale.
Tout commence par la rencontre de trois écrivains noirs : le Guyanais Léon Gontran Damas, le Martiniquais Aimé Césaire et lui. Ils fondent une revue contestataire « L’étudiant noir ». Ensemble ils lancent l’idée qui va profondément modifier le concept de la culture africaine : l’affirmation et la défense de la négritude. Les noirs d’Afrique, ou originaires de l’Afrique, possèdent une identité commune, fondée sur une culture, des valeurs et des comportements qui leur sont propres et méritent le respect.

C’est cette notion de négritude qui inspire, dès l’immédiat après-guerre, les premières œuvres poétiques de L. S. Senghor : Chants d’ombre (1945), Hosties noires (1948), Anthologie de la nouvelle poésie noire et malgache de langue française (1948), préfacée par J.-P. Sartre.
D’abord conçue comme contestataire, la négritude apparaît progressivement, au fil de l’œuvre poétique de L. S. Senghor, comme un socle de culture préparant la réalisation d’un monde pacifique et sans race. La reconnaissance de la culture noire est conçue comme une forme et un instrument de libération.

C’est ce qui apparaît vraiment dans ses dernières œuvres et notamment dans Éthiopiques (du grec aithiope : ce qui est noir…), publié en 1956.
La poésie de L. S. Senghor est originale. Elle est presque uniquement d’inspiration africaine. Elle ramène inlassablement à l’Afrique, à ses paysages, à sa flore, à sa faune, à ses espaces, à ses parfums, à ses couleurs, à ses rythmes. L. S. Senghor est conscient de faire œuvre nouvelle. Certes, dans son « Dialogue » sur la poésie française, il reconnaît ses maîtres : Hugo, Baudelaire, etc… Mais la substance, la tonalité de ses poèmes sont modernes, disons rimbaldiennes. Pour L. S. Senghor, la poésie n’est pas séparable de la musique qui doit l’accompagner. Elle est faite pour être dite et pour créer l’émotion. Car « l’émotion est nègre »…
Cette œuvre si sincère et si particulière a déterminé l’Académie française à élire en son sein L. S. Senghor.
Étrangement, jamais L. S. Senghor n’écrira de poème dans l’une des langues africaines qu’il connaît si bien : sa langue maternelle, le sérère, ou le wolof, la langue la plus pratiquée au Sénégal. Il écrira toujours en français.
De là une question souvent posée : qui était réellement L. S. Senghor ?
« Un Français peint en noir » comme le disait un autre ami de la France, son partenaire le président Ivoirien Félix  Houphouët Boigny ? Ou bien un pur Africain ? Un poète noir ou un poète blanc ?

En octobre 1996, Léopold Sédar Senghor déclare dans un message à l’UNESCO qui lui rend hommage pour son quatre-vingt dixième anniversaire : « J’ai toujours rêvé de concilier Francophonie et Négritude. Ce rêve est maintenant une réalité ».

Il décède le 20 décembre 2001 à Verson, sa résidence normande, et est inhumé à Dakar.

Ce grand acteur de la scène africaine laisse une œuvre poétique, critique, linguistique très riche ainsi que de nombreux ouvrages politiques, délivrant, par-delà une « Négritude debout » et au travers du dialogue des cultures, un message universel.

Dernière mise à jour le 23/06/2008


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