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Biographie de Christiaan BARNARD

Afrique du Sud > Science : Christiaan BARNARD

Christiaan BARNARD
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Date de naissance : 08/11/1922 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Christiaan Neethling Barnard (8 Novembre 1922-2 Septembre 2001), était un brillant chirurgien Sud Africain.Il fut le premier à réussir une transplantation cardiaque en 1967 en Afrique du Sud.


Fils d'un pasteur Afrikaner plutôt pauvre, Christiaan Barnard est né le 8 novembre 1922, à Beaufort West, dans le sud-ouest de l'Afrique du Sud. La mort d'un de ses frères, décédé à l'âge de 5 ans d'une maladie cardiaque, serait à l'origine de sa vocation médicale.

Il exerce la médecine générale de 1946 à 1951 avant de décider de travailler dans l'hôpital de Cape Town et d'y poursuivre sa formation. Il obtiendra en 1956 une bourse lui permettant de se rendre aux États-Unis à l'université de Minnesota où il devient l'élève du célèbre chirurgien, le professeur Owen H. Wangensteen.

De retour à l'université médicale du Cap en 1958, il continue ses travaux expérimentaux sur des animaux et deviendra chef du département de chirurgie cardio-thoracique en 1961.

Le Cap, Afrique du Sud, 3 décembre 1967. Christian Barnard dirige l'équipe qui ose tenter la première greffe cardiaque à l'hôpital "Groote Schuur" du Cap. Ils vont implanter le cœur d'une jeune femme de 25 ans, Denise Darvall, décédée dans un accident de la route, chez un malade cardiaque de 53 ans, Louis Washkansky. Celui-ci restera en vie pendant dix huit jours. La haute dose de radiations qu'il avait subies en vue d'éviter le rejet du nouveau cœur l'exposait à la moindre infection et il succombera d'une pneumonie bilatérale.

Entre-temps, pour avoir prélevé le premier cœur humain battant, c'est-à-dire sur un cadavre en état de mort cérébrale, maintenu artificiellement en vie, Christian Barnard a levé un tabou : faire admettre une définition de la mort en terme de fonction cérébrale, alors qu'elle se basait légalement sur l'arrêt du cœur et de la circulation sanguine.

Le 2 janvier 1968, il tentera la deuxième transplantation cardiaque à partir d'un cœur qui venait d'un jeune pêcheur. Le traitement antirejet a été allégé pour diminuer le risque d'infection et Philip Blaiberg, un dentiste du Cap âgé de 58 ans, rentre chez lui deux mois après l'opération. Les médias suivent jour après jour le bulletin de santé de la preuve vivante du succès de la greffe. Le patient va décéder le 9 août de cette même année.

Après sa première mondiale, Barnard et son équipe ont multiplié les transplantations.

Le départ de la transplantation d'un cœur humain à un receveur humain était donné : une centaine de transplantations cardiaques seront réalisées dans le monde au cours de l'année 1968 avec de piètres résultats en terme de survie des patients (le plus souvent de quelques jours à quelques mois !).

La technique chirurgicale est au point, mais l'euphorie de courte durée, le rejet étant mal maîtrisé par les drogues immunosuppressives de l'époque. De nombreuses équipes chirurgicales, désenchantées, abandonnent les unes après les autres. Il faudra attendre le début des années 80 et l'apparition de la cyclosporine, pour que la greffe cardiaque connaisse un nouvel essor. On compte au début du XXIe siècle plusieurs dizaines de milliers de transplantations cardiaques.

De tous les patients transplantés en 1968, un seul survivra plus de 18 ans : Emmanuel Vitria (1920-1987), opéré à Marseille le 27 novembre par les Professeurs Edmond Henry (1906 -1972) et Jean-Raoul Montiès.

Victime de rhumatismes aux mains, le chirurgien sud-africain a dû cesser ses activités dans le domaine de la chirurgie cardiaque en 1983.
Il décéda le 2 septembre 2001 à Chypre d'une crise cardiaque à l’âge de 78 ans. Son nom est gravé dans l’histoire de la médecine. Aujourd’hui, la transplantation cardiaque est une opération presque comme les autres. Le problème principal n’est plus le rejet, qui existe toujours, mais le manque de donneurs.




Dernière mise à jour le 02/07/2008


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