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Biographie de Sylvanus OLYMPIO

Togo > Politique : Sylvanus OLYMPIO

Sylvanus OLYMPIO
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Date de naissance : 06/09/1902 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Sylvanus. Olympio (né le 6 Sept 1902- 13 Janvier 1963), il a été le président du Togo du 9 Avril 1961 au 13 Janvier 1963.

La lutte pour l’indépendance du Togo est indissociable du nom de Sylvanus Olympio.
Avec la nouvelle donne politique favorisée par l’Assemblée générale de l’ONU, le Conseil de tutelle va servir en plusieurs occasions à Olympio pour ses déclarations et ses pétitions contre l’administration française. Le Togo était entre les années 1945-1960, un territoire associé, membre de l’Union française.
Sylvanus Olympio entendait faire d’une pierre deux coups : se servir des dispositions offertes par le Conseil de tutelle pour revoir le tracé colonial des frontières, puis affranchir son pays de la domination étrangère.
Sylvanus Olympio , né à Lomé le 6 septembre 1902, , il fait ses études à la London School of Economics, parlait six langues et fut assassiné le 13 janvier 1963.Il est né dans une famille bourgeoise.Son père, Epiphanio Elpidio Olympio, était lui-même un fils d’immigré brésilien. Le grand-père de Sylvanus, Francisco Olympio, avait émigré du Brésil au Togo quelques décennies auparavant pour affaires commerciales. Son fils Epiphanio tombera amoureux d’une beauté du Nord-Togo. Il l’épousera. De cette union naîtra Sylvanus, aîné d’une trentaine d’enfants. Le père Epiphanio eut au total six épouses
Enfant, Sylvanus Olympio entre à l’école primaire catholique allemande de Lomé, puis à l’école secondaire anglaise. En 1920, le jeune Sylvanus prend le chemin de l’Europe.
Il va suivre de sérieuses études de droit et d’économie. Il obtient à Londres un diplôme d’aptitude à l’enseignement supérieur et le grade de "Bachelor of commerce" en sciences économiques.
Il poursuit sa formation en France. Il parcourt plusieurs pays d’Europe : Autriche, Hollande, Suède...
Olympio parlait anglais, français et allemand. A son retour d’Europe, il sera l’un des cadres de la société Unilever. Il travailla deux années au Nigeria, puis en 1938, il devint le second personnage de l’United African Company (UAC) au Togo.

En 1930 il  épouse Dina Grunitzky, une jeune métisse togolaise fille d’un officier allemand d’origine polonaise et d’une mère anlon de Kéta (Ghana), née de la famille royale des Amégashie. Elle est la sœur d’un certain Nicolas Grunitzky qui fera parler de lui plus tard à l’assassinat de son beau-frère Sylvanus auquel il accepta de succéder à la tête de l’État togolais après son assassinat. Ils eurent 5 enfants dont trois garçons et deux filles : Kwassi Bonito Herbert (décédé le 25 août 1994), Ablavi Rosita, Kwami Gilchrist Sylvanus, Ayaba Sylvana et Kodzo Elpidio Fernando.


Le 13 Mars 1941, S Olympio participe à la création du (Comité de l'Unité  Togolaise), le Cut ,une association initiée au départ par le gouverneur Lucien Montagné comme une amicale entre autochtones et colons français, à l’image du Conseil des notables d’avant guerre pour contrer les revendications du regroupement dénommé Deutsche Togo Bund. Créé le 1er septembre 1924 et enregistré à Accra (Ghana) en 1924, ce dernier menait campagne pour la reconstitution du territoire togolais tel que délimité sous la colonisation allemande ce qui garantirait la réunification du peuple Ewe artificiellement divisé entre deux territoires du Togo et du Togo britannique (annexé plus tard au Ghana) par les colons français et britannique.
Sous l’impulsion de S. Olympio, le CUT se métamorphose vers la fin des années 1945, en un vrai parti politique. Le CUT est alors composé de l’élite bourgeoise et de la jeune intelligentsia togolaise. En 1946, le parti inscrivit à son programme la réunification des territoires éwés et l’indépendance du Togo. Parallèlement, dans le cadre du tracé des frontières, Sylvanus Olympio et un intellectuel de la Gold-Coast, Daniel Chapman, défendirent à l’ONU l’idée de la réunification des peuples éwés du Togo et de la Gold-Coast. Ils créèrent l’Association "All Ewé Conference" dans ce but.
Mais en Gold-Coast, le parti de Kwame N’Krumah réussit à obtenir l’autodétermination, puis l’indépendance de son pays. En 1956, une grande partie des habitants du Togo britannique se prononça pour la fusion avec la Gold-Coast et la levée de tutelle. Les revendications de Sylvanus Olympio pour un Togo éwé ne rencontreront plus d’échos à la tribune des Nations-unies.

Le 8 décembre 1946, Sylvanus Olympio fut élu député et président (cinq ans durant), de la première assemblée représentative du Togo, après avoir raflé la presque totalité des sièges.
Après l’indépendance de la Gold-Coast en 1957, de nouvelles élections se tinrent au Togo pour le choix des représentants à la nouvelle Assemblée. En 1952, Sylvanus Olympio démissionne du groupe Unilever qui voulait l’affecter à Paris sur les insistances des autorités françaises. Enfin, il pouvait s’adonner totalement à sa mission de réunification et d’indépendance de son peuple. Le CUT et ses alliés revendiquant l’indépendance, arrivèrent en tête de presque toutes les consultations électorales, nonobstant les fraudes et les intimidations de la part des autorités françaises.
Pour trouver un remède au ferme vouloir indépendantiste de Sylvanus Olympio, les autorités françaises, fidèles à leur politique de division, entreprirent de faire naître une scission dans le camp du CUT. Ainsi naquit l’UCPN (l’Union des Chefs et des Populations du Nord), destinée à trouver un complément au PTP (Parti Togolais du Progrès) de Nicolas Grunitzky, qui n’avait pas d’audience dans le Nord, mais qui était soutenu à bout de bras par l’administration française.
Tous les prétextes étaient bons pour mettre les bâtons dans les roues du CUT et de son leader. En 1954, M. Olympio est condamné pour non-déclaration de revenus à l’étranger. Le tribunal correctionnel de Lomé le somme de payer cinq millions de francs d’amende. Il perd ses droits civiques pour cinq ans. Un moyen pour les autorités françaises de le maintenir à l’écart des grandes décisions concernant l’avenir du Togo.

Sylvanus Olympio et son parti, le CUT, ainsi éloignés pour un temps de la scène politique, l’administration française se frotte  les mains et ses protégés le PTP et L’UCPN gagnent toutes les consultations électorales. Les élections de 1956 à propos de la loi Defferre, sur l’autonomie interne, furent remportées par ces formations politiques. Mais Sylvanus Olympio revint de son purgatoire politique. Le 27 avril 1958, le CUT remportera avec ses alliés (JUVENTO et MPT), les consultations relatives à la levée de l’autonomie et à l’octroi de l’indépendance.

En mai 1958, le Haut commissaire de France est obligé de proposer Sylvanus Olympio comme Premier ministre de la République du Togo. Mais l’indépendance officielle ne sera proclamée que deux ans plus tard, le 27 avril 1960. Certains historiens affirment que cette décision fait suite à un accord entre De Gaulle et Olympio. D’autres spécialistes du Togo, à l’instar de Jean de Menthon, soutiennent qu’" Olympio voulait élaborer une nouvelle Constitution, réformer les collectivités locales, promouvoir le self-help (aide-toi, toi-même). Olympio voulait enfin, redresser la situation financière, s’entourer de l’avis d’experts internationaux sur le développement à entreprendre.
En somme, le futur premier Président du Togo, tentait de mettre en route les conditions d’une véritable indépendance avant le jour J.
Le 27 avril 1960, il proclamera l’indépendance officielle du Togo. Le 9 avril 1961, il sera élu président de la République.
Sylvanus Olympio a gagné la guerre contre le colonisateur. Il va progressivement mener une lutte contre ses adversaires politiques. Son régime se mua vite en règne autoritaire frisant la tyrannie. Bon nombre de ses adversaires du PTP et de l’UCPN furent mis en prison; ses propres amis politiques aussi parfois. Le leader du PTP (Nicolas Grunitzky) et le chef de l’UCPN (Antoine Méatchi), furent contraints à l’exil.
Sur le plan économique, S. Olympio, grâce à sa formation d’économiste, géra de façon admirable le budget du Togo. Alors que les derniers budgets étaient déficitaires, celui de 1960 fut équilibré sans aucune aide extérieure. Dans le cadre de l’une de ses allocutions mensuelles de 1961 à la nation, le président Olympio annonçait une possibilité de participation du Togo à la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB) à hauteur de 20% du capital social. Il se montrait dans ce discours, heureux de faire savoir au peuple, la possibilité en étude par le gouvernement, de céder une certaine partie des actions aux Togolais qui en exprimeraient le désir. Ce faisant, Olympio abordait un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur, celui de la mobilisation de l’épargne togolaise pour la construction économique du pays. Occupant lui-même la charge de ministre des Finances, il rêvait d’une indépendance économique pour le Togo. Il était rigoureux envers les dépenses de l’administration et de ses ministres ; vivant lui-même simplement, circulant parfois en vélo dans les rues de la capitale.
Apprenant la fin de la guerre d’Algérie, le président Olympio aurait confié à son gendre : "C’est une bonne chose, mais je crains fort que les troupes africaines qui seront démobilisées ne viennent semer le trouble dans nos pays. " [Agbobli (A.), Un destin tragique, Livre SUD, NEA, Sénégal, 1992, p. 23.]

Quelques mois plus tard, il sera la première victime de ces soldats démobilisés. Au-delà de ses erreurs, Olympio était à la recherche d’un certain bien-être pour son peuple



La mort de Sylvanus Olympio

Sylvanus Olympio est mort assassiné. C’est un fait. Mais les témoignages divergent sur les circonstances exactes de ce meurtre. Parmi les recoupements des faits dans la presse internationale, ceux du mensuel Afrique-Asie [Afrique- Asie , juin 1992, n° 33, p. 11 , 12.] , repris par le journal privé togolais Nyawo dans sa nouvelle série (n° 17) , semble plus proche de la vérité. Les faits.
Samedi 12 janvier 1963. Il est 23 heures. Mme Dina Olympio entend des bruits insolites. Puis, des coups de feu éclatent et résonnent dans la nuit. Le président Olympio, instinctivement averti du danger, escalade le mur qui sépare sa maison de l’ambassade des Etats-Unis. Il trouve refuge dans une vieille Buick poussiéreuse.
Un peu plus tard, les militaires défoncent le portail, pénètrent dans la villa, fouillent partout. Ils ne trouvent pas le Président, mais emporteront argent et bijoux.
Au petit matin, les soldats informent le commandant Maîtrier de leur chasse infructueuse. Le commandant apprend la nouvelle à l’ambassadeur de France, Louis Mazoyer. Ce dernier panique un court instant : comment expliquer l’affaire à Paris ? Déjà sur les ondes de quelques radios en France, on a déjà annoncé la mort du Président togolais. L’Ambassadeur saisit son téléphone et appelle son homologue américain, Léon Poullada, lui demandant si Olympio ne se trouve pas par hasard dans son ambassade. M. Poullada cherche et trouve Olympio. Il en avertit Mazoyer. Le Français demande à l’Américain de demeurer "en dehors du coup", et de se débarrasser du président Olympio. Ce qui se fera : les putschistes foncent à l’ambassade américaine et arrêtent le président Olympio. Le président Sylvanus Olympio est emmené hors de l’ambassade.
Les soldats attendent une Jeep qui doit les transporter avec le prisonnier au camp du Régiment interarmes. La Jeep arrive. A son bord, le sergent Gnassingbé Eyadéma. Celui-ci aurait demandé aux soldats d’abattre le prisonnier. Un soldat nommé Kara tire : juste aux pieds du président Olympio assis sous un arbre, sans le toucher. Le sous-officier Eyadéma se serait alors saisi lui-même du fusil-mitrailleur. Il aurait tiré à bout portant trois balles sur le Président : deux dans la poitrine et un troisième dans l’abdomen. Puis Eyadéma sort de sa poche un couteau et coupe les veines du président Olympio.

Son fils Gilchrist Olympio est un des principaux responsables de l'opposition au Togo.

Dernière mise à jour le 08/07/2008


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