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Biographie de Yinka SHONIBARE

Nigéria > Arts : Yinka SHONIBARE

Yinka SHONIBARE Yinka SHONIBARE Yinka SHONIBARE
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Date de naissance : 09/08/1962 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Yinka Shonibare MBE (Member of the British Empire ), né le 10 Février  1962) est un artiste plasticien Britannique d'origine Nigérian. Artiste hors du commun qui produit un travail plastique habité par une notion fertile : celle des racines, et des origines. Yinka Shonibare est un artiste handicapé et qui revendique son handicap physique comme partie intégrante de son identité. Il est né et travaille à Londres.

Yinka Shonibare est né à Londres en 1962 au sein d'une famille aisée. son père est avocat et ses frères et soeurs sont chirurgiens et dentistes. .Lorsqu'il a 3 ans, sa famille repart  à Lagos au Nigéria. et à  16 ans, il retourne en Grande-bretagne pour passer son bac. Après l'obtention du bac, il s'inscrit dans une école d'art . C'est durant ses études d'art  à l'âge de 17 ans, qu'il contractera la Myélite Transverse ( est un syndrome neurologique causé par l'inflammation de la moëlle épinière .) Cette maladie le laissera handicapé à vie.

Sa réflexion commence avec la question de l'identité lorsqu'étudiant, on lui suggère d'exprimer davantage ses racines dans son travail. Il s'amuse alors à juxtaposer des images d'objets du British Museum avec des appareils électroménagers et défie  le spectateur de le situer dans l'un ou l'autre de ces registres. Au début des années 90, il se sert du tissu africain pour remplacer la toile.

Puis sa démarche prend toute sa signification lorsqu'il introduit le tissu wax dans l'univers victorien et en habille la bourgeoisie qu'il représente par des mannequins sans tête. Dans son installation Victorian Philanthropists Parlour (1996-1997), présentée à l'exposition Africa Remix en 2005 au Centre Pompidou, il reprend un goût typiquement anglais qui consiste à reproduire à l'identique des intérieurs d'époque. Mobilier et décoration sont choisis de manière à en être le parfait reflet. Shonibaré tapisse les murs et recouvre le mobilier de tissu africain, induisant ainsi une atmosphère de réalité coloniale sur laquelle s'est construite la bourgeoisie anglaise.

Il évoque la notion d'authenticité, en rappelant que ce tissu a été manufacturé en Angleterre au XVIIIe siècle pour le marché ouest-africain; mais Shonibare invalide cette référence historique, par le textile, en ajoutant dans les motifs des images de joueurs de football ETC.

 

 

Jardin d'amour "Avril 2007" Paris.

Yinka Shonibare poursuit ainsi sa réfl exion sur l'identité et l'histoire, au croisement de ses deux cultures d'appartenance. L'exposition qui est une réflexion sur l'identité et l'histoire mêlant de façon indissociable les cultures européenne et africaine auxquelles appartient l'artiste.« Jardin d’amour » a été spécialement réalisé pour le musée du quai Branly; cette installation s’inspire des jardins à la française et convie le public à s’engager dans un parcours dans lequel il va surprendre, en différents endroits, des couples d’amants issus des peintures de la suite des « progrès de l’amour » peinte en 1770 - 1771 par Jean-Honoré Fragonard pour le pavillon de Madame du Barry à Louveciennes (aujourd’hui conservées à la Frick Collection de New York)..

Cette installation souligne que la traite des esclaves favorisait l'insouciance, le libertinage, la liberté d'esprit et l'opulence propres à l'aristocratie française ; comme le dit l'artiste lui-même, désireux de faire réfléchir le public, « il y a toujours un prix pour le plaisir ». Elle établit aussi une relation sous-jacente entre le désir de maîtriser la nature, qui s'exprime dans l'art du jardin au XVIIIe siècle, et la volonté de civiliser les « sauvages ». Elle s'interroge enfi n sur les conséquences actuelles du colonialisme, notamment dans la diaspora.

Avec humour et à distance, l’artiste met pourtant en lumière le rapport tragique entre deux cultures, celle des « esclaves » et celle des « nobles », celle des Africains et celle des Européens, que tout semble opposer et qui sont pourtant dépendantes l’une de l’autre. Cette œuvre établit un lien entre, d’un côté, l’opulence, le désir de jouissance et la liberté d’esprit de l’aristocratie française d’alors et, de l’autre, la traite des esclaves qui fournissait les moyens de cette grandeur. Cette installation traite ainsi du colonialisme et de ses conséquences actuelles. Elle établit une relation sous-jacente entre le désir de maîtriser la nature, qui s’exprime dans l’art du jardin au XVIIIe siècle, et la prétention de « civiliser les sauvages » par leur exploitation qui est l’alibi du projet colonial.
 

Il reçoit d’ailleurs pour ses oeuvres la plus haute distinction britannique, le MBE  « Member of the Bristish Empire », qui lui permet de transformer son nom en Yinka Shonibare MBE ; reprenant ainsi le sigle de cette distinction. Il s’agit pour l’artiste de reprendre des codes vestimentaires européens et de les retranscrire avec du pagne africain. Cependant son propos va bien au-delà du simple vêtement, et réinterroge les relations entre anciens pays colonisés et anciens pays colonisateurs aujourd’hui; de leur héritage dans la culture africaine post-coloniale, mais aussi de l’empreinte de l’Afrique sur ces pays colonisateurs.

Cependant, revenir sur le passé, prendre partie, n’est pas le but de sa pratique. Son travail s’impose comme un constat ; où en est aujourd’hui la relation entre ces cultures ? Peut-on réellement parler d’assimilation d’une culture par l’autre, ou bien persiste- t- il encore des différences?

Yinka Shonibare est représenté par Stephen Friedman Gallery à Londres et  James Cohan Gallery à New-York.




Son site Internet : http://www.yinkashonibarembe.com/

Vidéos


Yinka Shonibaré: Interview



Yinka Shonibaré: Trafalgar Square


Dernière mise à jour le 26/11/2015


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