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Biographie de Kevin CARTER

Afrique du Sud > Média : Kevin CARTER

Kevin CARTER Kevin CARTER
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Date de naissance : 13/09/1960 (format : jour/mois/année)

Son parcours :

Kevin Carter né le (13 Septembre 1960 - décédé le 27 Juillet 1994), était un photo-journaliste Sud africain,. Membre du Bang Bang Club   (collectif informel  de quatre photographes  qui se fixent pour objectif de recueillir des témoignages visuels d'exactions commises en Afrique du Sud entre 1990 et 1994.) Plongés dans l'enfer des townships livrés au feu et au sang, Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek, tout trois Sud-africains, et João Silva, Portugais installé en Afrique du Sud, affrontent la folie humaine.

Alors qu'ils couvrent les émeutes dans les ghettos symboles de l'Apartheid, ils sont surnommés par le journal sud-africain Living les "Bang Bang Paparazzi", référence à la fois aux balles qui fusent et à un terme propre aux photographes de guerre. Ce collectif informel préfère au terme paparazzi, qu'il trouve, si ce n'est péjoratif, peu représentatif de son travail, celui de club. Le Bang Bang Club est né. Et ce Bang Bang club a payé au prix fort  son engagement.

Parcours:

Kevin carter, fils d'immigrés Anglais installés dans la banlieue de Johannesburg,voit le jour le 13 septembre 1960. Face à l'Apartheid qui ravage le pays, à la différence de ses parents installés dans leur impuissance, Kevin s'insurge contre les exactions subies par les noirs.

 Après une enfance malheureuse, sa mobilisation au sein de la force de défense sud-africaine est délicate: brimé et agressé pour ses positions anti-Apartheid, Kevin Carter fuit à Durban en 1980 et revient finalement à Johannesburg achever son service militaire en 1983. Blessé cette même année à Pretoria, il retourne alors à la vie civile.

Il devient aussitôt photographe sportif pour le Johannesburg Sunday Express, qu'il quitte en 1984 lorsque les émeutes débutent dans les townships. Il fait alors face au danger, avec quelques autres rares photojournalistes blancs, pour dénoncer la brutalité et l'absurdité de l'Apartheid. Un engagement qui prend forme en 1990 avec le Bang Bang Club mais qui s'achève tragiquement en 1994, avec les décès d’Oosterbroek puis de Carter.

  Il devient très célèbre pour avoir photographié cet   enfant affamé, visiblement à bout de force, le front appuyé au sol.A quelques mètres, un vautour guette l'instant où elle s'écroulera définitivement. La famine ronge l'Afrique subsaharienne. La faim sans fin est personnifiée par la petite fille au corps meurtri, le rapace symbolise la mort qui menace le continent.

Prise au sud du Soudan, alors en pleine guerre civile et pendant une grande famine , « la fillette et le vautour », comme on surnomme le cliché, a valu le Prix Pulitzer au photographe Kevin Carter en 1994 et déclenché une débat qui fait encore rage. Cette fillette qui s'avère être un petit garçon en réalité.

Polémique:

 Le charognard n'est-il pas le photographe, qui se contente d'immortaliser le moment sans aider l'enfant, comme il l'a lui-même admis plus tard ? Le poids de la culpabilité ne l'a-t-il pas d'ailleurs poussé à se suicider quelques semaines plus tard ?

 Les lecteurs du monde entier  s'inquiètent du sort de la petite fille. Le journal doit alors expliquer que Kevin Carter ignore si l'enfant a survécu, puisqu'on lui avait demandé de ne pas toucher aux victimes de la famine, pour éviter le risque de propagation de maladies.

Alors que l'image est publiée par des journaux du monde entier, une longue série de critiques finissent par faire douter le photographe. En avril 1994, il remporte néanmoins le prestigieux prix Pulitzer pour sa photo. Mais trois mois plus tard, un état dépressif récurrent, combiné à la mort violente de deux collègues, pousse Kevin Carter au suicide.

 Voici ce qu'on peut lire sur les carnets laissés par le photographe au sujet de la fillette et du corbeau: "à environ 300 mètres du centre d'Ayod, j'ai croisé une toute petite fille au bord de l'inanition qui tentait d'atteindre le centre d'alimentation. Elle était si faible qu'elle ne pouvait faire plus d'un ou deux pas à la fois, retombant régulièrement sur son derrière, cherchant désespérément à se protéger du soleil brûlant en se couvrant la tête de ses mains squelettiques. Puis elle se remettait péniblement sur ses pieds pour une nouvelle tentative, gémissant doucement de sa petite voix aiguë.
Bouleversé, je me retranchai une fois de plus derrière la mécanique de mon travail, photographiant ses mouvements douloureux. Soudain la petite bascula en avant, son visage plaqué dans la poussière. Mon champ de vision étant limité à celui de mon téléobjectif, je n'ai pas tout de suite remarqué le vol des vautours qui se rapprochaient, jusqu'à ce que l'un d'eux se pose, apparaissant dans mon viseur. J'ai déclenché, puis j'ai chassé l'oiseau d'un coup de pied. Un cri montait en moi. J'avais dû parcourir 1 ou 2 kilomètres depuis le village avant de m'écrouler en larmes
. " Kevin Carter (Mini bio du photographe) - source de ce texte.

 

Dix-neuf ans après, des journalistes du quotidien espagnol El Mundo sont retournés dans le village soudanais d'Ayod pour savoir ce que l'enfant photographié était devenu.

Les journalistes racontent que ce n'est pas une petite fille comme le dit la légende, mais un garçon. Et d'autre part, que Carter n'avait rien à faire pour l'aider. L'image a été prise à quelques mètres d'un centre de secours de Médecins du Monde. Le garçon avait déja été pris en charge comme l'indique le petit bracelet blanc d'identification visible sur son poignet droit. L'enfant a survécu, avant de mourir en 2007 à cause d'une fièvre a précisé son père qui est devenu un des sages du village d'Ayod.
 



Dernière mise à jour le 09/10/2011


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