Biographie de Zackie ACHMAT
Afrique du Sud > Politique : Zackie ACHMAT
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Date de naissance : 21/03/1962
(format : jour/mois/année)Son parcours :Zackie Achmat (né le 21 Mars 1962), est le militant Sud africain de la lutte contre le sida il préside la Treatment Action Campaign (TAC) crée en 1998 Séropositif depuis plusieurs années, il refusait de se soigner tant que les hôpitaux publics de son pays ne disposaient pas du traitement HIV qui aurait permis à la population pauvre et malade de se soigner., comme les femmes enceintes et séropositives qui risquaient de contaminer les nouveaux-nés. Le gouvernement ne voulait pas s'attaquer à cette épidémie alors que l'Afrique du Sud est l'un des pays ou le sida fait le plus de ravages. Le 14 Décembre 2001 est une victoire pour son Ong (TAC) qui remporte le procès intenté au gouvernement Sud Africain contraignant ainsi l'administration à fournir un traitement HIV adéquat aux femmes enceintes contaminées. En ce sens Zackie Achmat est devenu un héros aux yeux de nombreux Sud Africains et reçut une reconnaissance mondiale des partisans des droits de l'homme et de la santé.
Enfance et militantisme
Né Abdurrazack Achmat le 21 Mars 1962 à Johannesbourg "Zackie" est élevé dans une famille musulmane très conservative. A l'âge de 10 ans, il est conscient de son homosexualité et commence à se poser de multiples questions sur l'enseignement de la religion.
Son militantisme commence en 1976 (à 14 ans) lors d'un soulèvement d'étudiants contre le régime de l'apartheid. Dans les années 80, il met en place une branche jeunesse de l'ANC (Congrès National Africain), qui était alors banni.Dès lors, il sera plusieurs fois emprisonné. Après un séjour à Londres dans les années 1990, il devient cinéaste et milite pour les droits des gays, des migrants, et pour l’accès aux soins.
Zackie Achmat " Dans les années 1990, après la fin du régime de l’apartheid, « un espace légal s’était ouvert pour travailler sur les droits humains. La Constitution sud-africaine est la plus avancée au monde. Elle interdit, par exemple, toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Vers 1994, cet espace a commencé à se réduire. À partir de 1995, nos concitoyens ont commencé à mourir en grand nombre. En 1998, l’un des activistes avec qui je travaillais est décédé. Un journaliste américain m’envoya alors ce courrier électronique, très direct : « Je croyais qu’on ne mourait plus du sida ! » Au même moment notre gouvernement, qui avait commencé à procurer des antirétroviraux aux malades, fit marche arrière. Les prix sont trop élevés, argumentait-il. »
Rapidement, en explorant la question du prix des traitements, Zackie Achmat et ses amis se rendent compte qu’il ne s’agit pas exclusivement d’une question de politique économique locale, mais qu’au plan global les TRIPS - les accords sur la propriété industrielle - font la loi.
Les malades dans les villes, quant à eux, blancs et salariés en majorité, se font prescrire des antirétroviraux par leur médecin traitant. Quitte à payer le prix fort. Ainsi s'est perpétuée, sous un gouvernement issu du Congrès national africain de Nelson Mandela, une forme d' "apartheid sanitaire".
Le bras de fer et la victoire
En décembre 1998, dix d'entre eux fondent la TAC. » En à peine trois ans, cette organisation est devenue le plus important des mouvements populaires d’Afrique du Sud. L'un des objectifs majeurs est de briser l'isolement et la marginalisatiion des personnes atteintes du sida.
Face à ce nouvel apartheid, sanitaire, le mouvement anti-apartheid aurait dû se réinventer. Pourtant, l’ANC s’est mise en faillite sur la question du sida. « L’histoire de la TAC est courte. Mais tous ses membres ont une longue histoire au sein de l’ANC. C’est parce que l’ANC, une fois au pouvoir, a failli sur le terrain du sida que nous avons dû lancer la TAC. » Z. Achmat
Avant d’engager un bras de fer contre l’industrie pharmaceutique - un des pouvoirs les plus puissants du monde -, puis contre son propre gouvernement,( celui de Thabo Mbeki qui refuse de croire que le sida existe) la TAC a dû mener plusieurs batailles .
En 1999 Zackie Achmat décide - et il va continuer jusqu’en 2003 - de refuser les soins médicaux jusqu’à ce que dans son pays toute personne atteinte du VIH/sida puisse accéder aux traitements à travers le système sanitaire. Dans ce but, la TAC a engagé une longue bataille contre les multinationales pharmaceutiques pour obtenir une baisse du prix des médicaments. Pour cela elle a engagé des procès et mis en place des actions de désobéissance civile ayant recours à l’importation et la distribution illégale de médicaments. Le t-shirt proclamant « HIV positive » (séropositif) porté par une personne saine qui veut combattre la stigmatisation des malades a souvent contribué à faire tomber les préjugés qui entourent le sida. Pour la première fois , une association de malades s'affrontait directement aux laboratoires, mais aussi au gouvernement issu de l'ANC, ou les membres de la TAC ont milité. En Décembre 2001 , c'est enfin la victoire , les femmes enceintes ont enfin accès au traitement à la Névirapine afin de limiter la contamination des nouveau-nés.
La ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang, longtemps opposée à l’usage d’antirétroviraux était influencée par les théories qui nient le lien entre le VIH et le sida, est fustigée par la communauté médicale pour avoir érigé en modèle une recette à base d’huile d’olive et d’ail pour aider les malades du sida. «Ces ingrédients seront aussi étudiés», a confirmé le chirurgien général Jansen van Rensburg.
Le plan national de lutte contre le sida a prévu l’ouverture de 53 sites de distribution d’antirétroviraux en 2004
Le projet «Phidisa» , doté d’un montant de 35 millions de dollars, est en majorité financé par des fonds américains, dont ceux du département de la Défense.
Privé
Zackie Achmat épouse le 5 Décembre 2008 son partenaire Dalli weyers.
Récompenses:
En 2001, il reçoit le "prix Desmond Tutu Fellowship".
En 2002,il reçoit "Homo Homini prize" pour sa contribution aux droits de l'homme et promotion de la démocratie par des moyens non violents.
En 2003, "recompense , Jonathan Mann, pour la santé et les droits de l'homme".Cette récompense est attribuée par les médecins du monde , l'association François-Xavier Bagnoud et le global health council.
En 2003, "le prix Nelson Mandela de la santé et des droits de l'homme".
En 2003", il est désigné comme "citoyen Ashoka"(organisme d'innovation pour le public).
En 2003, Time magazine l'a élu comme un des héros du monde.
En 2004,il est reconnu 61ème des 100 plus importants Africains du sud.
Dernière mise à jour le 07/11/2008
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