Biographie de Fadela AMARA
Algérie > Politique : Fadela AMARA
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Date de naissance : 25/04/1964
(format : jour/mois/année)Son parcours :Fadela Amara (née le 25 Avril 1964), femme politique Française d'origine Algérienne. Ancienne présidente de l'association " ni putes, ni soumises" , Secrétaire d'Etat à la ville depuis 2007 dans le gouvernement de François Fillon. Elle est écartée du nouveau gouvernement lors du remaniement le 13 Novembre 2010.
Petite, volontaire et volubile, Fadela Amara est devenue une nouvelle star du féminisme, plaidant pour l'égalité, la mixité, et contre le voile islamique qu'elle considère comme une "oppression".
Directe, capable de défendre pendant des heures ses positions, elle parle peu d'elle-même alors que c'est dans sa propre histoire qu'elle a trouvé les raisons de sa colère.
Fille d'immigrés algériens, née en France le 25 avril 1964, revendiquant sa pratique musulmane, elle a grandi dans une cité de Clermont-Ferrand dans une famille de dix enfants, où la place des filles était à la maison, et celles des hommes dehors.
Militantisme
Comme beaucoup de filles nées dans les années 60 de parents immigrés, Fadela n'avait en tête que de conquérir sa liberté, par les études, par le militantisme.
Grande gueule, elle milite dès la première heure, à 17 ans, dans une association de quartier, puis participe en 1983 à la "marche des beurs pour l'égalité", le premier grand mouvement des enfants d'immigrés pour l'intégration.
Puis cette génération de filles qui ont gagné leur liberté a vu avec stupeur se développer les violences contre les femmes, dans un contexte de regain de l'islam parmi les jeunes des cités, en majorité d'origine maghrébine.
"Manifeste"
Fadela, avec quelques autres, lance un "manifeste" contre les violences, au printemps 2002. Puis le meurtre de la jeune Sohane, brûlée vive dans une cave d'une cité par son "copain" jaloux, illustre ce qu'elle dénonce et lui donne une audience nouvelle. C'est de ce manifeste qu'est né le mouvement au nom délibérément provocateur "Ni putes, ni soumises".
Sans minimiser son rôle dans la prise de conscience par la société du sort des filles des cités, on lui reproche parfois de ne pas être vraiment représentative de leur combat au quotidien et de leurs aspirations. Elle a été critiquée aussi pour son manque de nuance dans sa dénonciation des "barbares des cités", qui ont parfois contribué à la stigmatisation de ces cités déjà impopulaires.
Réconciliation
Fadela Amara avait pourtant défendu ces garçons de banlieue, demandant au président Jacques Chirac de gracier les mineurs incarcérés après les violences urbaines de novembre 2005, comme un "geste de réconciliation" avec les banlieues.
Au cours de la campagne présidentielle, elle a réclamé aux candidats des engagements contre la violence à l'égard des femmes.
Plus récemment, elle a jugé "nécessaire" la refonte de la carte scolaire mais la nouvelle secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a aussi précisé que cette réforme devait se faire "dans le cadre d'une redéfinition globale de notre politique d'urbanisation".
Plan Banlieue
Le mardi 22 Janvier 2008, Fadela Amara dévoile les grandes lignes du plan Banlieue rabaptisé d'aiileurs "Espoir Banlieue". Son objectif principal est de créer plus de 45 000 emplois en trois ans et de réduire le chômage des jeunes dans les quartiers les plus défavorisés.
Le président de la république Française Nicolas Sarkozy a dévoilé le reste du dispositif le 8 Février 2008
Après le mini-remaniement survenu en Janvier 2009 dans le gouvernement , Fadela Amara est désormais sous-tutelle de Brice Hortefeux qui devient ministre du travail, relations sociales, la famille, la solidarité et la ville. Elle n'est plus sous celle de Christine Boutin .
Peu après son éviction du gouvernement en Novembre 2010, elle affirme dans un communiqué avoir "pu mesurer" à son poste de secrétaire d'État à la Ville depuis 2007, "les limites que constitue le poids de l'inertie et du sectarisme".
"À maintes reprises, je me suis exprimée avec force, et tout récemment de manière lapidaire, pour faire comprendre l'urgence de la justice sociale, tant attendue par les couches populaires",
Mais, poursuit-elle, j'ai pu également mesurer les limites que constitue le poids de l'inertie et du sectarisme". "Aujourd'hui, le temps militant commence. C'est en femme libre que je continue à me battre pour la République et les valeurs qui m'animent, les valeurs de justice, d'égalité, de fraternité et de laïcité", conclut Fadela Amara
Dernière mise à jour le 15/11/2010
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